Comment peindre un homme mort
EAN13
9782267020632
ISBN
978-2-267-02063-2
Éditeur
Christian Bourgois
Date de publication
Collection
Littérature étrangère
Nombre de pages
368
Dimensions
20,2 x 13,2 x 2,4 cm
Poids
345 g
Langue
français
Langue d'origine
anglais
Code dewey
850
Fiches UNIMARC
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Comment peindre un homme mort

De

Traduit par

Christian Bourgois

Littérature étrangère

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Peindre un homme mort articule quatre histoires, reliées entre elles par des ponts plus ou moins lointains.

Deux de ces récits se déroulent en Ombrie, dans les années 1960. Un vieux peintre italien renommé souffre d’une longue maladie. Il tient un journal dans lequel il décrit son quotidien et revient sur son passé. Il se rappelle de la correspondance qu’il a entretenue avec Peter, un jeune Anglais alors étudiant aux Beaux Arts. Il se remémore aussi la joie que lui procurait l’enseignement du dessin à une jeune fille de son village.

Cette jeune marchande de fleurs a depuis perdu la vue. Nous la suivons tandis qu’elle vit de plus en plus recluse et développe une angoisse croissante vis-à-vis du monde environnant, qu’elle ne voit plus.

On retrouve Peter Caldicutt trente ans plus tard, en Angleterre. Il est devenu célèbre, spécialisé dans la peinture de paysages. Grand marcheur, il a l’habitude de parcourir les abords accidentés du Cumberland pour y faire des croquis. Un jour, au crépuscule, un faux pas le précipite et le coince entre deux blocs de roche. Ses escapades étant habituelles, sa femme ne s’inquiète pas immédiatement et les secours mettent un certain temps à arriver. Les longues heures qu’il passe au fond du ravin lui laissent le loisir de méditer sur son premier mariage, sur sa femme, ses enfants et son métier.

Quelque temps après, sa fille Susan s’efforce tant bien que mal de surmonter la douleur causée par la mort accidentelle de son frère jumeau à qui elle a toujours été extrêmement – voire maladivement – attachée. Portant à présent presque son propre deuil, elle tend à négliger une carrière naissante de photographe talentueuse et tourne le dos à l’homme qui partage sa vie, pour nouer une relation clandestine avec le mari de sa meilleure amie.

Dans ce roman bâti autour de quatre récits racontés en alternance, Hall parvient à jongler et combiner ces différentes trajectoires avec brio. Son écriture est à la fois viscérale et agréable. Les émotions de ses personnages sont savamment transcrites dans ce tissu de voix, disparates, qui partagent une réflexion commune sur l’art, le moi, le corps et le monde qui les entoure.

L’écriture de Sarah Hall combine sensibilité et audace. Chacun de ses personnages est crédible, abouti, campé avec une grande subtilité.

S’étendant sur un demi-siècle, le quatrième roman de Sarah Hall porte un regard brillant et féroce sur le milieu de l’art et la place qu’il occupe dans nos vies. Peindre un homme mort est roman un lumineux et perspicace au pouvoir extraordinaire.

Sarah Hall est née en 1974 dans le comté de Cumbria, en Angleterre, à la frontière de l’Ecosse, et a grandi dans la petite ville de Bampton. Elle vit et travaille en Caroline du Nord.

Son premier roman, Haweswater, paru en 2002, a obtenu le Commonwealth Writers First Novel Prize en 2003. Le Michel-Ange Electrique a été sélectionné pour le prix Orange de la meilleure œuvre de fiction, aux côtés des romans de Toni Morrison et Margaret Atwood, et a figuré sur la dernière sélection du Man Booker Prize en 2004. En 2007, elle a gagné le Prix John Llewellyn Rhys.

Dans un contexte de crise économique, tandis que la bulle spéculative liée à l’art contemporain a explosé en Angleterre, le livre de Sarah Hall constitue une réflexion particulièrement opportune sur les séductions et les folies induites par l’art et son milieu.

« L’écriture de Sarah Hall est à la fois puissante et délicate. Peindre un homme mort procure les plaisirs les plus intenses que la fiction a à offrir. Elle tisse ensemble les quatre fils conducteurs de l’histoire avec une extrême conviction, une intelligence émouvante et avec beauté. La lire ne peut que faire de nous d’ardents admirateurs » Nadeem Aslam

« La relation entre l’art et la mort est le vaste sujet du nouveau roman, très bien construit, de Sarah Hall. …Elle évite les déclarations solennelles relatives à la nature de l’art. Son roman est l’exemple même du désir exprimé par Giorgio, selon lequel l’art doit être à la fois lyrique et formel. … Elle réalise…les ambitions conceptuelles du roman avec une grande habileté : c’est une exploration solide et sans sentimentalisme de la manière dont l’art nourrit la mort. » Jonathan Beckman, Independent

« Ce roman profondément sensuel, comme on en trouve rarement, est un livre passionnant et intelligent qui, insidieusement, se prête aussi à une lecture lente permettant de savourer la manière exquise avec laquelle Sarah Hall pose son regard sur le monde. » Lucy Beresford, Sunday Telegraph

« Sexe, mort et art : les matériaux avec lesquels travaille Sarah Hall sont puissants. Etant donné son style lyrique, magnifiquement travaillé et savoureux, ce roman aurait pu être écrasant. Cependant, le livre de Hall tisse intelligemment quatre fils narratifs séparés, laissant aux échos la liberté de résonner et la tension s’installer. Chaque récit est suggestif, construit de façon presque tactile Le talent de Sarah Hall apparaît comme une évidence à chaque page. » Stephanie Cross, Daily Mail

« Sarah Hall a un immense talent. Son roman, Peindre un homme mort, est un livre beau et puissant sur l’amour, le désir, la mort, la passion, l’art, le désespoir et la perte. Elle construit ses personnages brillamment, elle fait partie de mes écrivains préférés ces dernières années, et l’espace me manque pour exprimer mon enthousiasme. » Ruth Atkins, The Bookseller

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