Arène
22,00
15 octobre 2020

Quatre ans après Désorientale, Négar Djavadi offre, avec Arène, une œuvre saisissante de perspicacité conduisant avec dextérité une histoire qui se referme tel un piège sur ses personnages et son lecteur. Une image saisie par le portable d’une adolescente, une courte scène montée qui devient fiction bouleversante et détruit sur son passage toute forme de vérité. Négar Djavadi observe. Elle observe ses personnages perdre pied, se questionner dans un quotidien qui ne leur en laisse plus le temps. Un court moment d’inattention et ce sont des vies qui basculent. Nulle possibilité du retour en arrière dans l’urgence de l’émotion. Ce livre est d’une précision diabolique, égrène un tic-tac d’horlogerie suisse, semant ci et là quelques détails d’importance, s’offrant avec délectation des scènes d’anthologie où quelques médiocres accèdent à l’éphémère jouissance d’être vus et reconnus. Arène est une pure réussite.

In Page des Libraires - Septembre 2020

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