• Conseillé par (Libraire)
    1 mars 2023

    Gerson, 13 ans, coule des jours heureux dans la campagne hollandaise aux côtés de son père et de ses frères, jumeaux et narrateurs de l'histoire. Tous les quatre ont réussi, bon gré mal gré, à combler l'absence de la mère, partie sans laisser d'adresse. Mais un accident de la route, qui rend Gerson aveugle, vient chambouler leur paisible existence. Gerbrand Bakker, sous l'apparente simplicité de l'écriture, dresse le portrait émouvant, tout en nuance, d'un jeune garçon frappé de plein fouet par le destin et d'une famille déroutée par ce drame. Il dépeint très justement les subtiles relations qui unissent le père à ses fils, les jumeaux à leur petit frère. Comme dans ces précédents romans, pas d'action, de revirement de situation, juste de la poésie, une connaissance fine de l'humain et de la nature qui l'entoure, une tension qui monte au fil des pages et un dénouement qui nous laisse le coeur serré. "Quand je dors, je rêve et quand je rêve, au moins je vois encore quelque chose." Des mots qui résonnent bien après la dernière page refermée.


  • Conseillé par
    4 mars 2024

    famille, handicap

    J’ai tout de suite été intrigué par le « nous » de la narration. Concerne-t-il les jumeaux Kees et Klas de la fratrie ? Mais dans ce cas, pourquoi ne pas pouvoir identifier lequel des deux parle ?

    Mis à part cette question récurrente le temps de ma lecture, j’ai aimé l’ambiance de ce roman : un père et ses trois fils qui attendent le retour de la mère partie en Italie depuis quelques années et qui ne donne pas de nouvelle.

    J’ai aimé sentir le père Gerard un peu perdu, instaurant le rite du samedi pendant lequel ils lavent la voiture et mangent des crêpes.

    J’ai aimé le chien Daan dont le maitre est Gerson, le dernier garçon. Un garçon qui sait des tas de choses pour son âge.

    J’ai eu de la peine pour Gerson, mais j’ai aimé sa détermination tout au long du roman.

    J’ai aimé l’entendre parler dans certains chapitres.

    J’ai aimé l’écriture « de biais » : rien n’est décrit directement, tout est suggéré.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du débat dans la voiture pour savoir si les fleurs de poiriers sont blanches ou roses.